Galets, pastilles multifonction ou chlore choc : que choisir

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Devant le rayon traitement, on hésite vite entre trois produits qui semblent faire la même chose : les galets de chlore lent, les pastilles multifonction et le chlore choc. Pourtant chacun a un rôle précis, un dosage différent et un moment idéal pour l’utiliser. Se tromper, c’est une eau qui reste trouble, un budget produits qui explose ou un stabilisant qui bloque toute désinfection. Ce guide vous explique quoi mettre, quand et en quelle quantité, avec des chiffres pour votre bassin. Réglez d’abord vos doses avec le calculateur ci-dessous.

L’essentiel à retenir :

  • Les galets de chlore lent (trichloro, 200 ou 250 g) assurent l’entretien de fond au quotidien, dans le skimmer ou le diffuseur.
  • Les pastilles multifonction combinent chlore, anti-algues et floculant en un seul galet : pratique, mais moins précis.
  • Le chlore choc (hypochlorite ou dichloro) agit en quelques heures pour rattraper une eau verte ou trouble.
  • Le chlore lent contient du stabilisant qui s’accumule : au-delà de 75 mg/L, la désinfection se bloque.
  • Sur une piscine au sel, galets et pastilles ne servent qu’en dépannage, pas en routine.

Calculateur de dose de chlore

Galets, pastilles et chlore choc : trois produits, trois missions

Tous ces produits libèrent du chlore, la molécule qui désinfecte l’eau et détruit bactéries et algues. La différence tient à leur vitesse de dissolution et à leur composition. Le galet lent se dissout sur plusieurs jours pour maintenir un taux stable ; le chlore choc en quelques minutes pour un pic de désinfection immédiat ; la pastille multifonction ajoute d’autres agents au chlore pour jouer le tout-en-un.

Le bon taux de chlore libre à viser se situe entre 1 et 3 mg/L, ce qu’on appelle aussi ppm. En dessous de 1 mg/L, l’eau n’est plus protégée ; au-dessus de 3 mg/L, elle devient agressive pour les yeux. Chaque produit sert à rester dans cette fourchette, à un rythme différent.

Les galets de chlore lent : l’entretien de fond au quotidien

Le galet de chlore lent est le produit de base de la saison. Fabriqué à partir de trichloroisocyanurique, souvent abrégé trichloro ou TCCA, il titre autour de 90 % de chlore actif et se dissout sur trois à sept jours selon la température, relâchant du chlore en continu.

On le trouve en deux formats, les galets de 200 g et de 250 g. La règle de dosage courante est d’un galet de 200 g pour 20 à 25 m³ d’eau, à renouveler chaque semaine. Pour une piscine de 48 m³, comptez donc deux galets par semaine, soit un galet pour 24 m³. Placez-les dans le skimmer ou un diffuseur flottant, jamais directement sur le liner qu’ils décoloreraient.

Le rôle du stabilisant dans les galets lents

Le trichloro contient de l’acide cyanurique, le fameux stabilisant, qui protège le chlore des rayons UV du soleil. C’est un atout en plein été : sans lui, il faudrait recharger le bassin plusieurs fois par jour. Le problème, c’est que ce stabilisant ne s’évapore pas et s’accumule à chaque galet dissous.

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Le taux de stabilisant doit rester entre 30 et 50 mg/L. Au-delà de 75 mg/L, on parle de blocage : le chlore est présent mais devient inefficace, l’eau vire malgré un taux qui semble correct. La seule solution est alors de renouveler une partie de l’eau. Pour tout comprendre, consultez notre guide dédié au chlore stabilisé ou non stabilisé.

Les pastilles multifonction : le tout-en-un pratique

La pastille multifonction, vendue sous le nom de galet 4 ou 5 actions, part d’une base de chlore lent à laquelle on ajoute plusieurs agents. Un galet type combine : du chlore pour désinfecter, un anti-algues contre le verdissement, un floculant pour agglomérer les fines particules, et parfois un correcteur de dureté.

L’intérêt est évident : un seul geste remplace trois produits. Le format courant reste le galet de 200 g, pour 20 m³ environ chaque semaine, comme le chlore lent. La contrepartie, c’est le manque de précision : si l’eau demande beaucoup d’anti-algues mais peu de floculant, la pastille délivre quand même des proportions fixes.

Autre limite, les pastilles chargent l’eau en stabilisant aussi vite que les galets classiques, et un floculant permanent peut encrasser un filtre à cartouche. Elles conviennent aux petits bassins peu fréquentés, moins aux grandes piscines très sollicitées.

Le chlore choc : l’intervention rapide

Le chlore choc est le pompier du bassin. Il fait remonter très vite le taux de chlore pour casser une eau verte, trouble ou blanchâtre, ou pour repartir proprement après l’hivernage. Contrairement au galet lent, il se dissout en quelques minutes et crée un pic de désinfection.

Deux familles existent. L’hypochlorite de calcium, très concentré et sans stabilisant, idéal pour un choc puissant qui ne charge pas l’eau en acide cyanurique. Le dichloroisocyanurique, ou dichloro, un peu moins concentré, se dissout aussi vite mais apporte un peu de stabilisant. Sur une piscine dont le stabilisant est déjà élevé, préférez l’hypochlorite.

Le dosage de référence est d’environ 200 g pour 10 m³. Pour un bassin de 48 m³, cela représente près d’un kilo de produit. Le choc se fait le soir, filtration en marche, après avoir corrigé le pH entre 7,0 et 7,4 pour que le chlore agisse au maximum. On attend ensuite que le chlore libre soit redescendu sous 3 mg/L avant de se baigner.

« Ne mélangez jamais un chlore choc et des galets lents dans le même skimmer : la réaction dégage des gaz et peut faire fondre le diffuseur. Le choc se verse dilué dans un seau, en faisant le tour du bassin, jamais en contact direct avec un galet. »

Galets, pastilles ou chlore choc pour une piscine : le comparatif

Pour choisir d’un coup d’œil, voici les trois produits mis en regard sur les critères qui comptent : composition, dosage type et vitesse d’action.

Produit Composition Dose type Vitesse
Galet de chlore lent Trichloro, stabilisé 1 galet de 200 g pour 20 à 25 m³ / semaine Lente, 3 à 7 jours
Pastille multifonction Chlore + anti-algues + floculant 1 galet de 200 g pour 20 m³ / semaine Lente, 3 à 7 jours
Chlore choc Hypochlorite ou dichloro ≈ 200 g pour 10 m³ en une fois Rapide, quelques heures
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La logique est simple : galet lent et pastille multifonction couvrent l’entretien régulier, le chlore choc sert d’intervention ponctuelle. Une piscine bien tenue tourne au chlore lent et ne reçoit un choc que quelques fois par saison.

Quand utiliser galets, pastilles ou chlore choc dans la piscine

Le bon produit dépend de l’état de l’eau et de la saison. Voici les situations courantes et la réponse adaptée.

  • Entretien de routine, eau claire : galets de chlore lent ou pastilles multifonction, un rechargement par semaine dans le skimmer.
  • Remise en route après hivernage : chlore choc pour désinfecter d’un coup, puis passage aux galets lents une fois l’eau limpide.
  • Eau verte ou trouble en pleine saison : chlore choc le soir, brossage des parois, filtration continue 24 à 48 h.
  • Forte fréquentation, canicule, orage : un demi-choc en complément des galets pour absorber le surcroît de pollution.
  • Absence prolongée : pastilles multifonction longue durée pour tenir plusieurs jours sans intervention.

Un repère utile : si le chlore libre descend sous 1 mg/L malgré les galets, il faut un choc pour repartir sur une base saine, puis reprendre l’entretien lent.

Dosage précis : du g par m³ au mg/L

Deux unités reviennent sans cesse. Le g par m³ mesure la quantité de produit que vous ajoutez : c’est ce que vous pesez. Le mg/L, ou ppm, mesure la concentration obtenue dans l’eau : c’est ce que lit votre testeur. Le lien entre les deux dépend de la richesse en chlore du produit.

Un exemple concret : ajouter 200 g de chlore choc dans 10 m³ revient à environ 20 g par m³. Comme un chlore choc titre autour de 55 à 70 % de chlore actif, cela fait grimper le chlore libre de plusieurs mg/L d’un coup, de quoi casser des algues. À l’inverse, un galet lent de 200 g réparti sur une semaine dans 24 m³ ne relâche qu’une petite dose quotidienne, juste de quoi compenser la consommation naturelle. Pour éviter les conversions, partez de votre volume exact et utilisez le calculateur en tête d’article.

Compatibilité avec l’électrolyse au sel

Sur une piscine équipée d’un électrolyseur, la question se pose autrement. La cellule fabrique elle-même son chlore à partir du sel dissous, à raison d’environ 4 g/L, soit 40 kg de sel pour 10 m³ au démarrage. Ajouter des galets ou des pastilles en routine n’a donc aucun sens.

Le vrai risque vient du stabilisant. Un électrolyseur en a besoin d’un peu, autour de 30 mg/L, pour protéger le chlore qu’il produit. Mais si vous rajoutez des galets de trichloro par habitude, le stabilisant grimpe au-delà de 75 mg/L et bloque tout, y compris le chlore de l’électrolyse : l’eau verdit alors que la cellule tourne à plein régime.

En pratique, sur une piscine au sel, on réserve le chlore choc aux urgences, eau verte ou remise en route, en privilégiant un choc non stabilisé à l’hypochlorite. Galets et pastilles restent au placard, sauf panne temporaire de la cellule. Pour une désinfection différente du chlore, regardez aussi le brome pour la piscine, plus stable en eau chaude et sans odeur marquée.

Les erreurs fréquentes avec les galets, pastilles et chlore choc

La plupart des problèmes de traitement viennent de gestes anodins que l’on répète sans le savoir. Voici les pièges à éviter.

  • Empiler les galets de chlore lent toute la saison sans surveiller le stabilisant : c’est la cause numéro un du blocage au-delà de 75 mg/L.
  • Faire un choc avec un dichloro sur une eau déjà saturée en stabilisant : on ajoute encore de l’acide cyanurique, il fallait un hypochlorite non stabilisé.
  • Verser le chlore choc en plein soleil à midi : les UV en détruisent une grande partie, le choc se fait le soir.
  • Mettre un galet directement sur le liner ou l’escalier : il décolore et fragilise le revêtement de façon irréversible.
  • Négliger le pH avant un choc : au-dessus de 7,5, le chlore perd la moitié de son efficacité, corrigez d’abord entre 7,0 et 7,4.
  • Utiliser des pastilles multifonction sur une piscine au sel : inutile et source de déséquilibre du stabilisant.
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Un dernier réflexe : testez votre eau chaque semaine, chlore et pH au minimum, stabilisant une fois par mois. Quelques minutes de mesure évitent bien des rattrapages.

Questions fréquentes sur les galets, pastilles et chlore choc

Quelle différence entre un galet de chlore lent et un chlore choc ?

Le galet lent se dissout sur 3 à 7 jours pour maintenir un taux stable de 1 à 3 mg/L au quotidien. Le chlore choc se dissout en quelques minutes pour créer un pic de désinfection et rattraper une eau verte ou trouble. L’un entretient, l’autre dépanne.

Combien de galets de 200 g faut-il par semaine ?

Comptez un galet de 200 g pour 20 à 25 m³ d’eau, chaque semaine. Une piscine de 48 m³ demande donc environ deux galets. Ajustez selon la chaleur et la fréquentation, qui augmentent la consommation.

Les pastilles multifonction remplacent-elles tous les produits ?

Elles combinent chlore, anti-algues et floculant en un seul galet et simplifient l’entretien courant. Mais elles ne remplacent ni un chlore choc en cas d’eau verte, ni le pilotage du pH. Elles conviennent surtout aux petits bassins peu fréquentés.

Quel dosage de chlore choc pour une eau verte ?

Environ 200 g pour 10 m³, soit près d’un kilo pour un bassin de 48 m³. Corrigez le pH entre 7,0 et 7,4, faites le choc le soir, filtration en continu, et brossez les parois pour décoller les algues.

Pourquoi mon eau reste verte malgré les galets ?

C’est souvent un excès de stabilisant. Au-delà de 75 mg/L d’acide cyanurique, le chlore devient inefficace même si le testeur en affiche. Renouvelez une partie de l’eau, puis repartez sur un choc non stabilisé à l’hypochlorite.

Peut-on utiliser des galets sur une piscine au sel ?

En routine, non. L’électrolyseur produit déjà son chlore à partir du sel, et les galets font monter le stabilisant jusqu’au blocage. On réserve le chlore, de préférence un choc non stabilisé, aux seules urgences comme une eau verte ou une panne de cellule.

Faut-il du chlore choc à chaque début de saison ?

Oui, à la remise en route c’est vivement conseillé. Après l’hivernage, l’eau est chargée en matières organiques : un choc désinfecte d’un coup, puis on passe aux galets lents une fois l’eau limpide.

Chlore choc à l’hypochlorite ou au dichloro, lequel choisir ?

L’hypochlorite de calcium est très concentré et sans stabilisant, parfait quand le taux d’acide cyanurique est déjà élevé. Le dichloro se dissout tout aussi vite mais apporte un peu de stabilisant, utile en début de saison quand ce taux est encore bas.

À lire ensuite : apprenez à choisir entre chlore stabilisé ou non stabilisé selon votre bassin, et découvrez le brome comme alternative en eau chaude. Pour installer un électrolyseur ou rénover votre filtration, comparez plusieurs pisciniers près de chez vous : demandez vos devis gratuits.